fotovermeille[1]

Chaud mai, tu ne t’es pas fait prier
Pour mettre fin à ce trop long hiver
Changer ce trop-plein de grisaille
Par ce bleu azur qui nous mitraille

Ce mai, qui réchauffe la terre à semer
En nous faisant oublier la neige d’hier
Fondu au soleil, vilaine canaille
Pour préparer le sol sous nos chapeaux de paille

Par ce mai, les graines maintenant prêtent à revivre
Pousse, pousse, le bourgeon nouveau-né
Qui ravive ton sourire si radieux

Mai, légumes et fruit frais, que déjà je salive
Les fleurs m’enchantent de leurs robes colorées
Ces petits bonheurs que je vois enfin dans tes yeux

Mai, créant une certaine oisiveté
Et les vêtements qui se font plus légers
Ensoleille nos vies et nous donne le goût d’aimer
Peu importe le temps, l’heure de la journée

Mai tendre près de toi
Sur un jardin de soi
Et à ton oreille te chanter
Mon amour jusqu’à la fin de l’été